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Revue de Presse : J'ai le type même d'une fille sans type !

Le Figaro ...

Par jean-luc jeener

La petite vie d'une fille vue par un homme, en l'occurrence Xavier Durringer. Des monologues mis bout à bout pas vraiment très passionnants mais qui donnent l'occasion à la charmante Crystal V. Lesser de montrer qu'elle a du talent.

J'ai le type même d'une fille sans typeLes Feux de la rampe, 2, rue Saulnier (IXe) Tél. : 01 42 46 26 19. Horaire : le mar. à 21 h30. Places : de 12 à 17 €. Durée : 1 h 10 jusqu'au 28 juin.

Théâtrothèque ...

Par Philippe DELHUMEAU

J'ai le type même d'une fille sans type !

Les Feux de la rampe (PARIS)
de Xavier Durringer
Mise en scène de Raphaël Beauville, Laurent Le Doyen Avec Crystal Lesser

Crystal Lesser livre en toute intimité des fragments de textes extraits de Chroniques des jours entiers, des nuits entières et Chroniques 2 quoi dire de plus du Coq (Editions Théâtrales) de Xavier Durringer.

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Crystal Lesser voyage plus loin que la nuit et le jour. Un voyage dans l'espace inoui de sa jeunesse, un voyage sur l'eau sacrée d'un passé pas si lointain. Un voyage embarqué à bord d'un manège sur lequel sa vie a tourné vite, beaucoup trop vite.

Quand Crystal apparait sur scène, la lumière prolonge l'inconnu qui se dissimule derrière ce regard figeant le temps. Les yeux suivent la cadence des chroniques exprimées. Des bouts de vie livrés avec la saveur que chacun voudra bien leur accorder.

Durringer, c'est un raconteur d'histoires, un baroudeur de la langue. Il balade les mots avec une extrême violence. L'intensité provoquée illustre l'imagination avec les couleurs de la réalité. Il rentre en conflit avec un mystère qu'il veut sien. Une façon détournée de fuir le monde pour se réfugier dans une profondeur intérieure dont les limites se confinent dans l'insondable.

Sylvie, c'est une jeune femme hors-du-temps,
abandonnée, contrainte de lutter dans la nuit de ses
jours. Elle donne l'apparence des jeunes filles en fleur
posant sur la couverture des magazines de mode.
L'image se brouille quand le personnage sort de sa
réserve et sert pêle-mêle des mots bruts et sincères.
Sylvie serre les dents quand elle fait allusion à son physique. Elle se glisse dans le corps d'une autre et pourtant le sien est parfait. Elle se ronge les sangs car les mecs ne se retournent pas pour la regarder. D'autres clichés de sa vie sont ainsi librement exprimés comme une galerie de tableaux peints dans l'obscurité.

Crystal s'habille en Durringer. Un style dont le raffinement est synonyme de poésie, elle porte la matière avec légèreté et fantaisie. Une écriture haute- couture pour les filles de caractère osant défendre l'humain par l'humain, bravant les blessures de l'existence en fédérant des énergies.

La mise en scène de Raphael Beauville et Laurent Le Doyen est puissante car elle dénonce une profusion de sentiments lancés avec tempérance et conviction. Un spleen de jeunesse qui se fond dans un miroir sans tain et projette les reflets d'une autre personne soucieuse et blessée. L'adaptation des Chroniques de Durringer offre une pièce de théâtre de belle facture réalisée avec la profondeur du sujet textuellement évoqué.

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La lumière est parfois fluide, parfois nébuleuse, une articulation bien adoptée selon l'évolution de la pièce.

La musique donne envie d'ouvrir un bal improbable car elle est entrainante ou romantique. Elle s'accorde à merveille avec la mise en scène et les jeux de lumière.

J'ai le type même d'une fille sans type, un excellent moment passé à écouter la prodigieuse et talentueuse Crystal Lesser sur la scène des Feux de la rampe. 

 

 

 

EN Salles ...

Thomas Grascoeur 

Un spectacle atypique donc à voir dans la Petite Salle du Théâtre Les Feux de la Rampe (2 rue Saulnier, dans le 11e, à Paris), tous les mardis à 21h30.
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Crystal Lesser, mise en scène par Laurent Le Doyen et Raphaël Beauville, interprète une sélection de textes de Xavier Durringer (qui, pour ceux qui ne connaîtraient pas son travail théâtral, a récemment réalisé La Conquête sur la campagne de Nicolas Sarkozy), intelligemment mis en regards les uns les autres.

Une performance d'actrice, déjà, de la poupée nunuche à la vamp inquiétante. Une belle mise en espace ensuite, de cet auteur assez insaisissable, pour tout dire assez casse-gueule, dont on se demande souvent s'il flirte avec la banalité ou le sublime.

En tous cas le spectacle est très beau ; il interroge, amuse, séduit, choque. La comédienne se fait tour à tour malicieuse, candide, aguicheuse, émouvante, inquiétante. Avec une très belle création lumière qui met en valeur le propos.

Elle n'a pas un type, elle en a plein.

SORTIRAPARIS ...

Par Marine S.
Les Feux de la Rampe accueilleront "J'ai le type même d'une fille sans type", un spectacle basé sur les chroniques de Xavier Durringer, dramaturge et réalisateur français.
Il sera notamment à l'affiche du film "La Conquête" en tant que réalisateur, racontant l'ascension au pouvoir de notre cher président Nicolas Sarkozy, depuis le 6 mai 2007, jour où bascula la politique française.
"J'ai le type même d'une fille sans type" met en scène Crystal V. Lesser, une fille seule sur scène pendant une heure. Les textes de Xavier Durringer semblent lui coller comme un gant, comme si cette fille, c'était elle, purement et simplement.
"Je croyais, petite fille, qu’en regardant le soleil pendant des heures, mes yeux deviendraient bleus."

 

 

Mad Book Citygirl ...

 "J'ai le type même d'une fille sans type" au théâtre Les feux de la Rampe (10e arr.)
Petite coupure, souci de connexion oblige...Combien faut-il de temps pour que ma ligne soit mise en état, je vous le demande, car je ne sais point. Hier soir, un petit tour au théâtre Les Feux de la Rampe (10e arr. rue Saulnier) pour voir une ​petite pépite "J'ai le type mêmed'une fille sans type".Il s'agit d'un monologue dit par Chrystal Lesser, qui nous laisse sans voix, tant l'écriture du texte est âpre, sèche, dure, tendre et crue à la fois. A aller voir absolument. 

Vu sur Scène ...

La mise à nu de Sylvie

Ecrit par Jefon November 5th, 2011

Syvlie (Crystal Lesser) est une femme enfant belle, kitch, esseulée, mal dans ce monde, une vie amoureuse glauque, des interrogations, des appels aux secours ! Elle excelle avec un débit imagé sur son état en souffrance… Elle sera la mort joliment représentée avec effet tout en étant la femme fatale, fort de ses non dits intelligents et de ses touches d’espoir ou d’attentes d’un effet miroir parfois gênant, dérangeant.

Mais sa beauté, son talentfont que ce monologue d’une énergie surprenante nous anéantie de surprise sur ce ptit bout de femme car ce theatre est trop petit pour cette grande actrice Crystal Lesser, qui a honoré le texte de Xavier Durringerune prouesse que seul les talentueux peuvent se permettre. Une mise en scène simple mais qui évolue au fil de la pièce.  J’ai le type même d’une fille sans typevous en mettra plein la vue croyez-moi !

Froggy's Delight ...

Textes de Xavier Durringer dits par Crystal Lesser dans une mise en scène par Laurent Le Doyen et Raphaël Beauville.

Sur la scène juste occupée d’un banc décoré, Sylvie, le personnage de "J’ai le type même d’une fille sans type" livre un monologue direct qui, sous un air de drôlerie, dessine le portrait sans concession d’une jeune femme moderne en quête d’amour et d’absolu.

A la fois fragile et forte, Crystal Lesser est étonnante de maturité et captive dans ce spectacle mis en scène avec sobriété par Raphaël Beauville

et Laurent Le Doyen, qui mêle adroitement les textes de Xavier Durringer extraits de ses différentes chroniques.

Avec un aplomb, une émotion et un charme confondant, elle tient la scène avec maestria et ne lâche le public que conquis et sonné. Même si elle peut certainement gagner un peu encore en simplicité, Crystal Lesser impose déjà son talent et une présence rare dans ce spectacle osé, incandescent et entièrement maîtrisé.

Nicolas Arnstam


Infrarouge ...

infrarouge 

 

Le Parisien ...

THEATRE

Une comédienne énergique

 
 

 

CRYSTAL Lesser est le genre de comédienne à savoir ce qu'elle veut. A 14 ans, cette enfant de la balle découvre dans l'un de ses cours de théâtre les « Chroniques des jours entiers, des nuits entières », de Xavier Durringer. C'est le coup de foudre : la jeune femme lit et relit les textes, s'identifie aux personnages, imagine une mise en scène. Quatre ans plus tard, elle convainc le metteur en scène Laurent Le Doyen de collaborer avec elle pour monter la pièce, et de transformer les fameuses chroniques en un monologue. Pendant une heure, c'est donc seule sur scène que Crystal Lesser incarne Sylvie l'écorchée vive. Face au public, elle raconte ses amours, ses espoirs, ses désillusions. Un cheminement entre adolescence et âge adulte, porté par l'énergie de cette comédienne de 18 ans.

 

Lucas Armati

 

Foggy's Delight....

J'ai le type même d'une fille sans type ! 

 


Textes de Xavier Durringer, mis en scène par Laurent Le Doyen avec Crystal Lesser.

Les "Chroniques des jours entiers, des nuits entières" de Xavier Durringer regroupent des textes et des monologues de format courts, voire brefs, qui racontent des bribes d'histoire de la vie ordinaire que l'auteur lui même a conçu et défini comme un "matériau à jouer" dont "chaque texte est à prendre séparément comme des morceaux d'improvisation, des exercices d'école.

De ce fait, ces chroniques constituent donc une sorte de fonds théâtral qui est souvent sollicité par les comédiens. Laurent Le Doyen et Crystal Lesser y ont également puisé pour créer cet étonnant "J'ai le type même de la fille sans type"

Visage de femme sur un corps de Lolita, Sylvie est une jeune fille ordinaire, comme son prénom, qui a tout connu trop tôt. Elle parle, interpelle le public, pousse un cri sourd de désespoir, appelle au secours pour ne plus être transparente, pour un peu de reconnaissance. Du banc au pouf, du pouf au fauteuil, elle traîne sa vie et en cherche le sens.

Crystal Lesser est une jeune comédienne au prénom prédestiné : elle est limpide, et vibrante. Une comédienne au potentiel fort et certain à ne pas perdre de vue.


MM

 

EN 3 MOTS ...

Théâtre : J’ai le type même d’une fille sans type

Divertissement

Par Yaël Hirsch

Colère et désarroi de Sylvie, cette jeune fille d’aujourd’hui dont on ne sait rien sinon qu’elle « a tout fait trop tôt », et qu’elle va mal. Avant et après l’amour, elle va mal. En 21 tranches de vie brute, Laurent Le Doyen porte sur scène un personnage perdu, dont il est allé piocher les fragments dans un livre de Xavier Durringer : « Chroniques des jours entiers, des nuits entières ». C’est seule sur scène que Crystal Lesser interprète Sylvie. Les mots sont crus, la jeune fille très belle, ardente, paumée, et nue. Yeux de jais, bouche rouge, tenue de soirée, la petite fille perdue devient femme fatale et se fait même meurtrière, dans un appel au public, qui est peut-être pour le personnage la seule façon de sortir de son isolement dépressif. Marlène Dietrich moderne, habillée des pieds à la tête de mal-être, la lolita donne envie au public de se brûler à sa flamme et de trouver dans ses mains encore enfantines une mort moins médiocre qu’une vie traînée vers le rien. Les images aqueuses projetées sur scène viennent harmonieusement accompagner Crystal Lester dans son monologue existentiel. Un spectacle courageux et touchant, à voir rapidement.


 

Mais aussi ...

Le Figaroscope

Billet Réduc

Théâtrothèque

Tatouvu